피어나다 [Pienada]
pour les Jeux olympiques de la jeunesse d'hiver 2024.
Le dessin de cette médaille raconte une histoire : celle de la progression de l'athlète olympique à travers cinq valeurs fondamentales — l'engagement, la constance, le sacrifice, la patience et le travail. Cette histoire se lit sur la médaille dans le sens horaire, en partant du haut, portée par les pétales du Mugunghwa (Hibiscus syriacus), en hommage à la République de Corée à travers sa fleur nationale.
Cinq anneaux olympiques. Cinq pétales.
Cinq valeurs. Un seul récit.
La commande demandait une médaille, mais la recherche a révélé une question plus précise : celle de la paternité culturelle. La médaille des Jeux olympiques de la jeunesse d'hiver de Gangwon devait être à la fois universelle — lisible par n'importe quel athlète, de n'importe quel pays — et ancrée dans la géographie et la culture du pays hôte. Le Mugunghwa a donné la réponse. La fleur nationale de la Corée du Sud n'est pas un détail accessoire de l'identité coréenne : elle apparaît dans l'hymne, dans les armoiries et, dans certaines traditions poétiques, jusque dans le nom même du pays. Une fleur qui éclôt et refleurit sans jamais se faner tout à fait : la réalité botanique et le sens culturel s'accordaient parfaitement avec la logique du développement d'un athlète olympique. Les cinq pétales n'ont pas été choisis pour leur beauté. Ils ont été choisis parce qu'ils étaient déjà là.
La géométrie de chaque pétale naît des mouvements réels des sports d'hiver : la trace du ski, l'arc du patinage de vitesse, la courbe taillée du snowboard, la trajectoire du bobsleigh, la ligne du biathlon fendant la neige. Ce ne sont pas des traits décoratifs : chacun est relevé d'après une référence. À mesure qu'ils s'accumulent sur les cinq pétales — de fragiles pointillés jusqu'à un cercle unique et fermé —, ils suivent la même logique visuelle qu'un carnet d'entraînement : irrégulière, laborieuse, convergeant peu à peu vers la maîtrise. Lire la médaille dans le sens horaire n'avait rien d'arbitraire. Les objets rituels coréens — des tambours de temple aux sceaux royaux — se manipulent traditionnellement dans le sens horaire. La médaille invite qui la porte à la faire tourner, à découvrir l'histoire du début à la fin. Le vainqueur mérite cette lecture.
D'abord, l'athlète doit s'engager dans sa passion : les lignes sont pointillées et s'allongent à mesure que l'engagement grandit. Ensuite, il lui faut apprendre la constance : les lignes deviennent continues. Puis le sacrifice : les lignes en zigzag disent la difficulté du chemin. Avec la patience, l'athlète commence à faire corps avec son sport ; lui et sa discipline ne font plus qu'un, accordés sur la même longueur d'onde. Enfin, à force de travail, l'individu devient un athlète accompli, un olympien — symbolisé par un cercle.
Le dessin de la médaille fond ces valeurs avec harmonie et traduit le parcours de l'athlète en formes géométriques inspirées des sports d'hiver : la neige, la glace, l'eau, les traces de ski et les sillons sur la neige. Les lignes du premier pétale sont fines, symbole de la fragilité du débutant. Au fil du parcours, elles s'épaississent pour dire la confiance et la maîtrise. Face aux nombreux rivaux qui t'affrontent — les cinq lignes —, il ne reste à la fin qu'un seul cercle debout, seul : le vainqueur.
Construction, marges et taille minimale.
Le diamètre d'un anneau vaut douze fois l'épaisseur de son trait. L'espace entre deux anneaux vaut l'épaisseur d'un trait. La zone d'isolement correspond au quart du diamètre d'un anneau et doit rester libre de tout élément : rien ne doit chevaucher les anneaux olympiques.
Dans le cas d'un logo composite, la zone d'isolement se définit comme la moitié du diamètre d'un anneau. Cette marge supplémentaire garantit que les deux entités restent nettement séparées et ne se lisent pas comme un logo unique. Les anneaux olympiques ne doivent jamais être reproduits à moins de 8 mm ou 30 pixels de large.
Cinq pétales.
Une histoire.
Une médaille qui mérite son sens.